Fernando ha circa trent’anni quando racconta. Una laurea, disoccupato, vive con i genitori. Fernando è un protagonista postumo, e la storia segue i passi delle sue memorie, gettate in un manoscritto rinvenuto dalla mamma e consegnato all’unico professore che, all’Università, gli donava considerazione. Il padre Vittorio, cassintegrato, e la madre Maria, donna delle pulizie da sfruttare in un albergo. L’ossessione per i latrati dei cani, esasperanti sicari dei vicini. Una ragazza, Sofia, conosciuta sui social: messaggi elettronici nella melanconia irreversibile del luogo in cui vivono. L’irreversibile è il tema principe del romanzo, dichiarato e svolto
intrecciando ambiente ed esistenza individuale. L’ambiente è quello di Carbonia (Sardegna sudoccidentale), città di neofondazione nata come un sogno futurista nelle architetture e nell’illusione di un benessere economico giunto dalle miniere e sostituito poi dalle grandi fabbriche di alluminio, fallite; realtà di ruggine e crepe, di disoccupazione e miseria. In queste pieghe urbane il tempo – o la sua percezione – sembra schiacciato nell’eterno ritorno di una vita che si sente data e per la quale nessuna rivolta s’avverte possibile. È il dramma del ripetersi. E qui sta l’ambizione filosofica del libro: contestare che l’esistenza sia assurda.
L’esistenza non è assurda, ma data. Se è data può essere data in un solo modo, ma se può essere data in un solo modo, quello sarà il miglior modo, necessariamente. Andrea Serra è nato a Iglesias nel 1987. Attualmente vive a Carbonia. Laureato in Scienze Politiche, Dottorato in Storia del Pensiero Politico. Docente a contratto all’Università di Cagliari per l’insegnamento Storia del Pensiero Politico. Fernando o della melanconia dell’irreversibile è il suo romanzo d’esordio.

Fernando is about thirty years old when he tells his story. A university degree, unemployed, he lives with his parents. Fernando is a posthumous protagonist, and the narrative follows the traces of his memories, set down in a manuscript discovered by his mother and handed to the only professor who, at university, ever showed him genuine consideration. His father Vittorio, laid off and living on wage supplementation, and his mother Maria, a cleaning woman exploited in a hotel. An obsession with the barking of dogs, exasperating hired killers of the neighbors. A girl, Sofia, met on social media: electronic messages exchanged in the irreversible melancholy of the place where they live. Irreversibility is the central theme of the novel, openly declared and developed through the intertwining of environment and individual existence. The setting is Carbonia (southwestern Sardinia), a planned city born as a futurist dream in its architecture and in the illusion of economic prosperity promised by the mines, later replaced by large aluminum factories that eventually failed; a reality of rust and cracks, unemployment and poverty. Within these urban folds, time—or the perception of it—seems compressed into the eternal return of a life felt as given, for which no revolt appears possible. It is the drama of repetition. Here lies the philosophical ambition of the book: to challenge the idea that existence is absurd. Existence is not absurd, but given. And if it is given, it can be given in only one way; if it can be given in only one way, that way must necessarily be the best one. Andrea Serra was born in Iglesias in 1987 and currently lives in Carbonia. He holds a degree in Political Science and a PhD in the History of Political Thought. He is a contract lecturer at the University of Cagliari, where he teaches History of Political Thought. Fernando, or the Melancholy of the Irreversible is his debut novel.

Fernando a une trentaine d’années lorsqu’il raconte son histoire. Diplômé de l’université, sans emploi, il vit chez ses parents. Fernando est un protagoniste posthume, et le récit suit les traces de ses souvenirs, consignés dans un manuscrit retrouvé par sa mère et remis au seul professeur qui, à l’université, lui avait témoigné une véritable considération. Son père Vittorio, en chômage technique, et sa mère Maria, femme de ménage exploitée dans un hôtel. L’obsession pour les aboiements des chiens, sicaires exaspérants des voisins. Une jeune fille, Sofia, rencontrée sur les réseaux sociaux : des messages électroniques échangés dans la mélancolie irréversible du lieu où ils vivent. L’irréversible est le thème central du roman, affirmé et développé en entrelaçant l’environnement et l’existence individuelle. Le cadre est celui de Carbonia (sud-ouest de la Sardaigne), ville de fondation née comme un rêve futuriste dans ses architectures et dans l’illusion d’un bien-être économique issu des mines, puis remplacées par de grandes usines d’aluminium aujourd’hui disparues ; une réalité de rouille et de fissures, de chômage et de misère. Dans ces replis urbains, le temps — ou sa perception — semble écrasé dans l’éternel retour d’une vie ressentie comme donnée, pour laquelle aucune révolte ne paraît possible. C’est le drame de la répétition. Et c’est là que réside l’ambition philosophique du livre : contester l’idée que l’existence soit absurde. L’existence n’est pas absurde, elle est donnée. Et si elle est donnée, elle ne peut l’être que d’une seule manière ; si elle ne peut l’être que d’une seule manière, alors cette manière est nécessairement la meilleure. Andrea Serra est né à Iglesias en 1987 et vit actuellement à Carbonia. Diplômé en sciences politiques, il est docteur en histoire de la pensée politique. Il est chargé de cours à l’Université de Cagliari, où il enseigne l’histoire de la pensée politique. Fernando ou de la mélancolie de l’irréversible est son premier roman.